Requins & Idées reçues

Les Requins

Requins & Idées reçues

Les récentes attaques à la Réunion ou en Australie ont fait la une des médias du monde entier. Souvent qualifiés de « Mangeurs d'hommes », les requins souffrent d'une mauvaise réputation. Depuis toujours circulent mythes et légendes très souvent exagérés, quand ils ne sont pas complètement faux. Tour d'horizon des idées reçues autour de ces animaux.


Idée reçue n°1 : les requins sont des mangeurs d'hommes
Cela est bien entendu faux ! Il est extrêmement rare qu’un requin dévore un être humain. La chair humaine est peu riche en graisse comparée aux proies naturelles du requin. Sa morsure sert à goûter ou pour identifier à quoi ou à qui il a affaire. Les requins réagissent plus à un morceau de calmar ou de poisson qu’au sang humain. Les attaques mortelles de requins sont en moyenne de 10 par an, nous sommes loin de ces créatures sanguinaires décrites dans les films.


Idée reçue n°2 : On ne trouve pas de requin près des côtes de la métropole
On trouve des grands requins blancs en Méditerranée ou des requins-pèlerins en Bretagne. Grâce à leurs grandes capacités d'adaptations, les requins ont colonisé toutes les mers du globe (sauf l'océan Austral).


Idée reçue n°3 : Plus ils sont gros, plus ils sont dangereux

Légende : © D.R. Aquarium de Géorgie

Les deux plus grandes espèces de requins sont le requin-baleine (jusqu'à 20 mètres) et le requin-pèlerin (12 mètres) et elles se nourrissent exclusivement de plancton. D'ailleurs, la plupart des requins sont inoffensifs pour l'homme. En effet, seule une dizaine d'espèces, sur plus de 500, peuvent présenter un risque.

 

 

Idée reçue n°4 : Les requins n'ont pas de cancers
Cette croyance selon laquelle les requins seraient immunisés contre le cancer, a largement été répandue dans les années 90 par un livre de I.William Lane en 1992, Sharks Don't Get Cancer. Pourtant les requins développent bel et bien des cancers, et la consommation de leur cartilage n'est en rien un traitement préventif. Le discours se base principalement sur des expériences semblant démontrer que des molécules, contenues dans le cartilage des requins, empêchaient la formation de tumeurs. À ce jour cela n'a jamais été démontré, mais le livre a été dramatique pour les requins. Suite à sa parution, leur chasse et le marché noir autour de leurs cartilages se sont amplifiés. S'il n'a pas été prouvé que la consommation de cartilage de requin guérit le cancer, une molécule du foie du requin, la squalamine, est néanmoinse porteuse de beaucoup d'espoir dans le domaine médical.


Idée reçue n°5 : Les requins ne vivent qu'en mer
Faux ! Certains requins, comme le requin du Gange ou le requin-bouledogue, ont la particularité de s’acclimater facilement à l’eau douce. Il est donc possible dans croiser dans certains fleuves tels que le Zambèze, le Mississippi, ou encore dans le lac Nicaragua. Le requin-bouledogue a même été observé dans le fleuve Amazone à 3 700 km de la côte !

Légende: D.P. Mark Conlin

Idée reçue n°6 : les requins ne peuvent pas sauter hors de l’eau
Et bien si ! Le requin-mako, le plus rapide des requins, peut bondir jusqu'à une hauteur de 10 mètres hors de l'eau. Les grands requins blancs sont eux aussi capables d'effectuer des sauts spectaculaires pour capturer certaines de leurs proies.

 


Idée reçue n°7 : les requins sont des chasseurs solitaires
Si certains requins sont plus solitaires que d'autres, des attaques collectives sur des bancs de poissons par des groupes pouvant atteindre une centaine d'individus – comme chez le requin-marteau ou le requin-citron – sont fréquentes.

Idée reçue n°8 : le requin n'a pas de prédateurs
Le « seigneur des mers » craint bel et bien un autre animal. L’orque représente une menace pour les requins même les plus imposants. On a ainsi vu la baie de Monterey en Californie, une orque s’attaquer à un grand requin blanc. Même si cette attaque n'est pas courante, il arrive que des orques affichent un requin à leur menu.

Publicité