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Le Pitch Cinéma du 1er mars

Émission du 01/03/2017

Sommaire

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    Le Pitch Cinéma du 1er mars

    PATIENTS de Grand Corps Malade et Mehdi Idir
    Avec Pablo Pauly, Soufiane Guerrab, Moussa Mansaly, Franck Falise, Nailia Harzoune et Yannick Renier.

     

    Prix d'interprétation masculine + Prix des Lycéens + Salamandre d'Or du Meilleur Film au Festival du film de Sarlat 2016

    Se laver, s'habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens... Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s'engueuler, se séduire mais surtout trouver l'énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l'histoire d'une renaissance, d'un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul.

    Avec « Patients », Fabien Marsaud alias Grand Corps Malade met en scène son premier film qui est une adaptation de son roman autobiographique du même nom racontant son année de rééducation dans un centre après un accident : « Je m’intéresse à tout type d’écriture : le slam, la chanson, le livre. Et le scénario en fait partie. L’idée est restée dans un coin de ma tête, jusqu’à ce que j’en parle à mon manager qui m’a encouragé à me lancer ». Pour le scénario, il a été aidé par Fadette Drouard qui lui a conseillé de synthétiser son livre : « On a dû en supprimer, parfois fusionner des anecdotes pour les rapporter à un seul. On a quasiment écrit d’un jet. Le montage final est d’ailleurs assez proche de la première version du scénario », se souvient Grand Corps Malade.

    Mehdi Idir, qui réalise les clips de Grand Corps Malade, l'a épaulé à la mise en scène du film par le biais du poste de co-réalisateur. Même s'il est habitué à manier la caméra, « Patients » est également son premier long métrage. Une expérience qui l’a beaucoup marqué : « C’est notre premier film, inspiré de l’histoire de Fabien. On a vécu cette aventure ensemble dont sept semaines en immersion dans le centre. Est-ce dû au fait qu’entre les prises l’équipe discutait avec les patients, voyait ce qu’ils vivaient ?… J’ai eu le sentiment que chaque personne impliquée travaillait avec coeur, avec envie. Comme si chacun était investi, non pas d’une mission, mais du désir de réaliser un beau film, pour eux… Ces patients qu’on côtoyait chaque jour ».

    Le film se déroule principalement dans un centre de rééducation. Mehdi Idir a été impressionné par la sensation d'enfermement propre à ce lieu qui lui a fait penser à celle prédominant en prison, un milieu qu'il connaît bien pour y avoir filmé un court métrage. Le co-réalisateur ajoute : « Ce qui m’a également impressionné, c’est de constater à quel point la vie reprend ses droits. Avec les patients tu parles de tout, de rien. Mais quand arrive le moment où l’un d’eux raconte son histoire, tu prends une claque. Surtout s’il est jeune. Ce que je retiens, c’est leur incroyable force de caractère. »

    Le centre de « Patients » est le même que celui où Grand Corps Malade a effectué sa rééducation. À l'époque où il s'y trouvait, ce lieu accueillait uniquement des personnes en situation de handicap lourd ce qui n'est plus le cas aujourd'hui où il est fréquent de croiser des patients avec des béquilles. Dans le film, Grand Corps Malade a voulu recréer l'univers qu'il a connu, à savoir un lieu dans lequel « tout le monde est en galère » (d'après ses propres mots).

    Le casting a été appréhendé de la même façon pour les 2 réalisateurs. Pour Medhir Idir « Avant tout, on cherchait de fortes personnalités. Nailia (Harzoune) nous a proposé ce qu’on voulait : une Samia qui a du caractère, sans être hystérique. Soufiane (Guerrab), phrase après phrase s’est révélé être le Farid qu’on recherchait ». Grand Corps Malade rajoute quant à lui : « Moussa (Mansaly) est charismatique, et sa voix cassée apporte un supplément d’âme, une mélancolie qui sied au fatalisme de Toussaint, son personnage. Franck (Falise) a ce regard particulier dans lequel on perçoit beaucoup de choses, sans qu’on puisse tout saisir. Or Steeve qu’il interprète est un personnage insaisissable. Pour jouer Ben, Pablo (Pauly) devait être aussi crédible dans la peau d’un petit chambreur de banlieue, que dans la scène où il pleure. Comme tous, il devait également intégrer les contraintes de mouvements limités à la tête et aux épaules. Pablo… il assimile tout. C’est une machine. Un très grand acteur. La force de nos comédiens, c’est d’avoir su transcender leur personnage. Je ne voyais plus les potes que j’ai connus, mais des personnages de fiction. »

    Pour que le jeu des acteurs sonne juste, ces derniers ont été coachés par le kiné de Grand Corps Malade et ont passé du temps avec des patients en centre de rééducation.

    Si le personnage de Ben est inspiré de Grand Corps Malade, l'une des principales différences entre eux réside dans le fait que le premier est en fauteuil tandis que le second marche depuis 17 ans. « Comme Ben, j’étais basketteur, j’ai eu un accident et un jour je me suis relevé en m’appuyant sur deux barres… Pourtant, durant le tournage, je ne pensais qu’au taf. Je n’ai jamais eu le sentiment de revivre des moments douloureux ou une forme de thérapie qui m’aurait fait dire : 'Ça y est, je me suis libéré de cette histoire' », explique l'auteur-cinéaste.

    La bande originale du film a été confiée à Angelo Foley, un artiste que Grand Corps Malade connaît bien pour avoir travaillé avec lui sur son dernier album « Il nous restera ça ». Par ailleurs, l'auteur-réalisateur a écrit un titre pour le générique de fin de « Patients » : « J’ai longtemps hésité, je trouvais ça trop attendu. Puis je me suis dit que, dans la mesure où je n’interviens pas dans le film alors que c’est mon histoire, je pouvais le faire de cette façon mais, en deuxième partie de générique, après la chanson de NTM. J’ai écrit 'Espoir adapté' sur la musique d’Angelo. Anna Kova chante le refrain ».

    Grand Corps Malade souhaiterait que le public – en voyant le film - ait une autre image des handicapés : « Si certains trouvent la réalisation élégante, tant mieux. Mais j’aimerais avant tout que les spectateurs se réjouissent de découvrir de nouveaux acteurs, qu’ils retiennent leur nom, et que le film puisse modifier leur regard sur le handicap. Même si l’effet ne dure qu’un temps. Le véritable Farid m’a dit un jour : 'Quand les gens te rencontrent la première fois, tu n’es qu’un handicapé. C’est ta seule identité.' Ces propos m’ont marqué. Je serais heureux qu’au moment où il croise un type en fauteuil, le spectateur se dise qu’il y a d’abord un être humain, qui a vécu un drame, et s’est battu. »

     

    20TH CENTURY WOMEN de Mike Mills
    Avec Annette Bening, Elle Fanning, Greta Gerwig et Lucas Jade Zumann.

     

    Santa Barbara, été 1979. L’époque est marquée par la contestation et d’importants changements culturels. Dorothea Fields, la cinquantaine, élève seule son fils Jamie. Elle décide de faire appel à deux jeunes femmes pour que le garçon, aujourd’hui adolescent, s’ouvre à d’autres regards sur le monde : Abbie, artiste punk à l’esprit frondeur qui habite chez Dorothea, et sa voisine Julie, 17 ans, aussi futée qu’insoumise…

    Selon le réalisateur Mike Mills, « 20th Century Women » est en partie autobiographique, les personnages principaux étant inspirés de véritables personnes qu'il a connu enfant. Le personnage d'Annette Bening est notamment basé sur sa mère, envers laquelle le film est une véritable déclaration d'amour : « En un sens, c’est l’histoire de la rencontre entre la 'Génération grandiose' et la 'Génération X' – puisque ma mère est née dans les années 20 et moi à la fin des années 60. D’un certain point de vue, le film raconte une histoire d’amour entre une mère et son fils – une histoire d’amour profonde et totalement à part – mais qui ne peut pas leur procurer l’ancrage émotionnel auquel ils aspirent tous les deux ». confie le réalisateur.

    La relation entre le jeune fils Jamie et sa mère Dorothea, est au cœur de 20th Century Women. L'adolescent aime profondément sa mère, qui reste pourtant une personne énigmatique dont il ne parvient pas à percer les secrets. Comment représenter une femme aussi mystérieuse, à la croisée de plusieurs générations ? Mike Mills revient sur ce délicat paradoxe : « Je n’ai aucune difficulté à épouser un point de vue féminin mais le personnage de Dorothea m’a posé problème, notamment parce que ma propre mère a longtemps été – et le restera en partie – une énigme à mes yeux. Il s’agissait de chercher à comprendre le fonctionnement d’une mère de 55 ans qui non seulement a eu un enfant à 40 ans, mais qui est née dans les années 20 – puis de la confronter aux grands bouleversements de la société des années 70. Il a fallu à la fois que je mène des recherches et que je puise dans mon propre parcours » explique le cinéaste.

    Mike Mills a choisi de placer l'intrigue de son film en 1979 car il s'agit d'une année charnière dans l'histoire du monde contemporain : « Les années 78-79 marquent le début de la période contemporaine, même si vers la fin de cette décennie on n’était absolument pas préparé aux grands bouleversements qui suivront : les répercussions de la politique de Reagan, la cupidité des années 80, la tragédie du Sida, l’impact de l’Internet, les événements du 11 septembre et les disparités liées au libéralisme sauvage. D’où le sentiment que '20th Century Women' est une ode nostalgique à une époque d’innocence à jamais révolue ». explique le réalisateur. C’est dans ce contexte que Dorothea (Annette Bening) mère célibataire vivant à Santa Barbara, doit elle aussi affronter les mutations de la société. Suite à des bouleversements dans sa vie privée, cette logeuse à l’esprit bohème demande à ses locataires de l’aider à préparer son fils aux vicissitudes du monde. Résultat : le jeune garçon découvre les joies rebelles du punk rock, la dangereuse séduction de l’art et de l’amour ainsi que la fragilité de la vie.

    Pour son rôle, Annette Bening s’est inspirée de l’aviatrice Amelia Earhart, qui a bousculé l’image traditionnelle des femmes dans les années 1920 et 1930, notamment pour son style très personnel sans prétention. « Quand on voit des photos d’Amelia, on se rend compte qu’elle incarne une toute nouvelle conception de la féminité et de la beauté. Elle n’a rien à voir avec la tendance actuelle qui privilégie un maquillage sophistiqué, et la quête de perfection physique et d’éternelle jeunesse. Dorothea n’est pas attirée par tout cela : elle n’a pas évolué dans un monde qui a entretenu ce culte de la féminité. C’est une autre de ses contradictions : elle est totalement en prise avec son époque – 1979 – comme son indépendance le prouve, mais elle est aussi issue d’un temps où les moeurs étaient différentes » note-t-elle. 

    Greta Gerwig, quant à elle, a étudié la culture punk et féministe pour préparer son rôle. Elle s'est ainsi penchée sur l’oeuvre de la photographe Cindy Sherman, s’est intéressée à l’artiste féministe Barbara Kruger et à l’artiste punk Patti Smith. « C’était une époque où les femmes photographes s’attachaient à leur propre représentation et à l’idée du regard. Ce que je retiens de ces artistes, c’est un mélange de sexualité, de force et de dureté, mais aussi la farouche volonté de faire en sorte que tout cela vibre dans leur oeuvre de manière incandescente », déclare l'actrice.
    Enfin, pour s’approprier davantage encore le rôle, Greta Gerwig s’est baladée avec un appareil photo des années 70 pendant plusieurs mois et s’est astreinte à ne pas écouter de musique enregistrée après 1978. Puis, elle s’est teint les cheveux avec la coloration temporaire Manic Panic sortie en 1977, celle-là même qui séduisait les premières femmes punk.

    Son personnage d’Abbie se sert de la musique comme moyen d’apprentissage pour le jeune Jamie : elle lui fait découvrir les aspects plus secrets et féminins du punk à travers les groupes anglais entièrement composés de femmes. « La musique est un personnage à part entière dans '20th Century Women' et on y entend toutes sortes de registres musicaux. Mais à mes yeux, il s’agit avant tout d’un film punk, à la fois dans sa narration et ses contradictions humaines » note le réalisateur.

    Mike Mills a réuni les acteurs deux semaines avant le début du tournage et leur a proposé des jeux et des exercices pour faciliter leur rapprochement. « J’aime mettre en place une ambiance de travail très riche », dit-il. Tout en restant cohérent par rapport à l’intrigue et aux relations entre les personnages, le réalisateur a organisé des déplacements à Santa Barbara et des soirées dansantes où chaque interprète était invité à apporter une musique en lien avec son rôle. Annette Bening est venue avec des standards des années 30 et 40, Greta Gerwig avec des morceaux des Talking Heads et de David Bowie, Billy Crudup avec des chansons folk, Elle Fanning avec du Fleetwood Mac et Lucas Zumann avec plusieurs titres de punk qu’il venait de découvrir. Ils ont ensuite tous dansé : « Les scènes de danse qu’on voit dans le film sont réellement nées comme ça », signale Mills. « Il est évident que quelque chose de viscéral s’est produit à ce moment-là » rajoute-t-il.

     

    ** BONUS **

     

    LES OUBLIÉS de Martin Zandvliet
    Avec Roland Møller, Mikkel Boe Folsgaard et Joel Basman.

     

    Ce film fait l’objet d’un avertissement : « Certaines scènes sont susceptibles de heurter la sensibilité du jeune public. »
    Prix de la Meilleure photographie + Meilleurs costumes + Meilleure coiffure-maquillage au Festival du Prix du Cinéma européen 2016

    1945. Danemark. Fin de la Seconde Guerre Mondiale. Plusieurs soldats allemands, à peine sortis de l’adolescence, sont faits prisonniers par l’armée danoise et envoyés en première ligne pour désamorcer les mines enfouies le long de la côte. Pour eux, la guerre est loin d’être terminée. Inspiré de faits réels, Les Oubliés raconte cet épisode tragique de l’Histoire.

    « Les Oubliés » raconte l'histoire méconnue de crimes de guerre sordides commis par le gouvernement danois à la fin de la seconde guerre mondiale. En effet, ce dernier utilisait des enfants allemands prisonniers dans le but de les faire désamorcer des mines enterrées par la Wehrmacht (nom porté par l’Armée du IIIe Reich). Cette pratique a été déclarée par des historiens comme le pire crime de guerre jamais perpétré par un gouvernement. En tout, ce sont plus de 2000 jeunes allemands qui ont été forcés de désamorcer les mines de leur armée sur le sol danois. Ils sont plus de 1000 à avoir perdu la vie ou avoir été mutilés. Dans le film, c'est l'armée danoise qui est aux commandes de l'opération de désamorçage des mines. En réalité, cette opération a été conduite par les forces britanniques avec des officiers allemands en charge de chaque équipe de déminage.

    Le film se déroule sur un laps de temps très court de mai à octobre 1945, période de chaos où il faut parer au plus pressé : sécuriser les espaces nécessaires au redémarrage du pays.

    Le paysage que découvrent les 14 jeunes héros allemands, est marqué par l’absence. Il a été vidé de ses hommes, mobilisés, prisonniers, déplacés, tués. Des communautés entières ont été déplacées ou supprimées. Vide, le littoral l’est aussi parce que sous ses allures de site balnéaire, se dissimulent 45 000 mines. La guerre s’y prolonge. C’est un territoire où des enfants sans père se livrent à des jeux interdits et mortels. C’est aussi un tombeau pour tous ceux, ou presque, qui sont affectés à son déminage.

    En filmant des individus en gros plans, porteurs de rêves, capables de jeux, le réalisateur Martin Zandvliet les replace dans le monde de l’enfance et de l’humanité. Le déminage fait d’eux des victimes : 10 d’entre eux y trouvent la mort. Le déminage est un châtiment sans fin qui les conduit d’une plage dangereuse à une plage encore plus dangereuse. En revisitant l’iconographie chrétienne, le réalisateur leur donne le statut de martyrs. Victimes, les jeunes Allemands le sont aussi parce qu’ils se heurtent à la cruauté des adultes : tentative d’empoisonnement, promesses de libération non tenues, représailles injustes…

    Confronté non à l’ennemi diabolisé mais à des adolescents incarnés, le Sergent Carl Rasmussen (interprété par Roland Møller) se mue en père de substitution et en médiateur. Les barrières (uniforme, bouclage du baraquement, position prééminente, violence physique) s’abolissent peu à peu. En se mettant au niveau de ses prisonniers, le Danois devient un Juste.

    Le titre français du film de Martin Zanvliet, « Les Oubliés », est à prendre au sens premier car faute d’être reconnus en tant que prisonniers de guerre, les 14 adolescents ne reçoivent ni visite ni colis de la Croix Rouge et ne sont représentés par aucune instance susceptible d’humaniser leur sort.

     

    T2 TRAINSPOTTING de Danny Boyle
    Avec Ewan McGregor, Jonny Lee Miller, Ewen Bremner et Robert Carlyle.

     

    Ce film fait l’objet d’un avertissement : « Certaines scènes du film peuvent heurter un jeune public. »

    D’abord, une bonne occasion s’est présentée. Puis vint la trahison. Vingt ans plus tard, certaines choses ont changé, d’autres non. Mark Renton revient au seul endroit qu’il ait jamais considéré comme son foyer. Spud, Sick Boy et Begbie l’attendent. Mais d’autres vieilles connaissances le guettent elles aussi : la tristesse, le deuil, la joie, la vengeance, la haine, l’amitié, le désir, la peur, les regrets, l’héroïne, l’autodestruction, le danger et la mort. Toutes sont là pour l’accueillir, prêtes à entrer dans la danse...

    Alors que « Trainspotting » est l'adaptation du roman éponyme d'Irvine Welsh, « T2 Trainspotting » se base quant à lui sur un scénario original qui fait directement suite au film, et non sur la suite du livre écrite par Welsh.

    Il aura fallu néanmoins attendre 20 ans pour que voit le jour ce nouveau film. Le réalisateur Danny Boyle explique : « Cela fait plusieurs années qu’on pense à écrire une suite à 'Trainspotting'. Dans les années après la sortie de l’original, j’ai rédigé quelques brouillons. Ils marchaient bien, l’univers était là, mais on ressentait l’aspect copié/collé. C’est l’un des plus grands risques lorsqu’on tourne une suite : la tentation est grande de reprendre les éléments qui marchent, et d’ajouter juste une nouvelle couche de peinture. On ne voulait pas s’adresser uniquement à ceux qui s’étaient attachés aux personnages de l’original : on voulait créer un film qui se suffise en soi, qui ait son propre mot à dire. Qui soit indépendant. »

    Une brouille divisait Ewan McGregor et Danny Boyle depuis plus de quinze ans (l'acteur en a voulu au réalisateur de ne pas l'avoir choisi pour le premier rôle de « La Plage » en 2002 au profit de Leonardo DiCaprio. Leur dernier projet commun datait de 1997, avec « Une vie moins ordinaire ». Le réalisateur revient sur cette querelle : « Il y a peut être une part autobiographique dans 'T2 Trainspotting'. Le film parle d’opportunités et de trahisons, sans cesse. C’est ce que nous avons vécu Ewan et moi – même si une grande partie de ce qui s’est passé est sûrement de ma faute. Il y a eu une fracture entre lui et moi, nous ne nous sommes plus parlés pendant des années. » Heureusement pour les fans, tous deux ont pu se retrouver pour donner une suite à « Trainspotting » !

    Après Obi-Wan Kenobi dans les préquels de la saga « Star Wars », c'est la seconde fois qu'Ewan McGregor retrouve l'un de ses anciens personnages. Renton, rôle d’un jeune chômeur drogué qui tente de décrocher de l'héroïne.

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