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Paris Madeleine

Emission du
Carnet de bord

Paris Madeleine

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Nous avons rendez-vous ce matin à la Madeleine, à Paris. Je retrouve toute l’équipe dans un restaurant, qui nous laisse un espace suffisant pour ma séance maquillage.  La technique, elle, doit cependant rester dehors, nos appareils prennent trop de place pour l’intérieur. Les pauvres Édouard, Ludo, Fx, Florian restent dans la brume matinale, pendant que nous prenons un thé à l’intérieur. Ce n’est pas juste, mais c’est comme ça ! Je leur apporte tout de même les cookies que j’ai confectionnés la veille : ils sont laids comme tout, mais tout à fait mangeables, promis…

Guillaume et Florence donnent le signal du départ. La brocante se tient tout au long de la rue Tronchet, et en ce samedi matin froid, les Parisiens ne se précipitent pas de si bonne heure. Il y a peu de monde, certes, mais nous avons la place de circuler.

Notre premier rendez-vous est avec Joëlle, qui vend de magnifiques carrés Hermès. Ensemble, nous revisitons l’histoire de ce petit carré de soie qui séduit hommes et femmes depuis des générations.

Le temps de tourner cette séquence, la brocante se remplit. Et les magasins alentour ouvrent . Tant mieux, parce qu’à chaque fois que la technique nécessite quelques réglages, je vais me réfugier au chaud dans un magasin de chaussures, qui m’accueille gentiment !

Nous enchainons avec notre objet mystère : tout petit, il tient dans la main, léger, il ressemble à une sacoche de médecin. Mais évidemment, ce n’est pas ça. Je propose aux chineurs de le prendre, le retourner, l’ouvrir, oui ça s’ouvre , et de chercher….Ce nouvel objet a encore du succès…mais son mystère ne se laisse pas percer si facilement.

Pause déjeuner : nous traversons la Seine, et prenons le temps de nous réchauffer un peu. Juste après, nous avons rv avec Vincent,  Directeur de Deyrolle.

Mais si ! ce nom, vous le connaissez, vous l’avez tous vu, c’est celui qui était apposé sur toutes les cartes éducatives accrochées aux murs de nos écoles ! Alphabets, leçons de choses, géographie, on a tous grandi avec Deyrolles. Mais Deyrolles, c’est aussi la boutique la plus fascinante qui soit : entomologie et taxidermie en sont les principaux éléments. 3 salles immenses, où trônent des éléphants, des taureaux, des zèbres, des lions ou encore des chimères, et autres fantasmagories…

Vincent nous explique le principe de la taxidermie. Une fois qu’on a compris, on voit tout ça sous un œil nouveau. De ces animaux, ne restent en effet que la peau, et les ongles, becs ou griffes. À l’intérieur ce ne sont que mousses, et plastiques. Ouf !

Beaucoup de monde dans le magasin : des parents viennent y montrer à leurs enfants des papillons qu’ils ne croiseront sans doute jamais, des animaux qu’ils n’ont pas encore eu l’occasion de voir en « vrai ».

Nos caméras se font de la place, autant que possible parmi les curieux du jour : et pourtant nous sommes venus à une heure soi-disant calme…

Au revoir les animaux, nous devons enchainer et retourner sur la place de la Madeleine. Marc, notre collectionneur de cartes postales nous y attend, pour nous raconter l’étrange histoire de cette église, qui a failli changer de destin plus d’une fois .

J’en profite pour faire un tour à l’intérieur, cela fait bien longtemps que je n’y suis pas allée. Et j’ai bien fait : immense, magnifique, et avec, encore sa crèche, absolument ravissante : des personnages en verre, avec, juste, le cœur en or. Un peu de merveilleux…

Nous tournons notre séquence, puis Guillaume décide de me faire jouer la scène de fin, au milieu des voitures, sur la chaussée, avec en fond, la Madeleine. Merci, Guillaume, et bonjour les péripéties ! Entre ça et un lancement fait en traversant, le métier d’animatrice est bien plus risqué qu’on ne le pense ;). Sans compter l’amusement des conducteurs, qui regardent le bal des caméras autour de moi,  au lieu de regarder devant eux…

Mais le tournage prend fin, et Florence et moi, ne traînons pas une minute de plus dehors : pendant que toute l’équipe remballe le matériel, nous filons à l’anglaise, nous réchauffer en intérieur. Lâcheuses que nous sommes…

Un thé bien chaud, un bon bain, et nous serons d’attaque pour le prochain tournage !

 

À, très vite, alors,

Églantine

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